La galerie de Patricia GILLES peintre amateur

La peinture à l'huile

La Peinture à l'huile

 

L'invention de la peinture à l'huile est attribuée au peintre hollandais Jan van Eyck (1390-1441), mais le procédé consistant à mélanger les pigments dans l'huile était déjà connu de Theophilus au XIIIe siècle.

Les premiers tableaux à l'huile, qui pouvait être extraite de la lavande, de l'aspic, du pavot ou de la noix, ont été peints sur des panneaux de bois. Les panneaux étaient imprégnés de plusieurs couches de colle et d'enduit, puis ils étaient marouflés d'une fine toile afin de limiter les effets de dilatation ou de rétraction du bois. L'inconvénient de cette technique était que la dimension des tableaux était relativement limitée.

C'est à partir du XVe siècle que l'utilisation de châssis entoilés fait son apparition. La toile la plus couramment utilisée est le lin. Elle doit être recouverte d'une couche d'enduit qui permet à la peinture de s'accrocher.

En 2008, on découvre les plus vieilles peintures à l'huile connues à ce jour dans les grottes afghanes de Bamiyan. Elles sont datées du 7ième siècle.

Les peintres ont toujours utilisé, pour fixer les couleurs, des matières agglutinantes, comme les gommes, la colle de peau, l'œuf, la cire, la Chaux, etc. Vers la fin du Moyen Âge, on trouva le procédé de l'huile siccative, et les frères Van Eyck furent les premiers à appliquer avec maîtrise la nouvelle technique. Jusqu'au XXe siècle, les peintres, ou leurs élèves, broyaient eux-mêmes les couleurs, pigments en poudre, avec l'huile de lin ou l'huile d'œillette, qui sont siccatives et restent transparentes en séchant, ils les employaient aussitôt et n'avaient pas, comme aujourd'hui, la facilité d'acheter des tubes de couleur toute préparée, broyée mécaniquement le plus souvent.

La technique est restée longtemps immuable : le peintre dessinait sur la toile ou sur le panneau de cuivre ou de bois préparé, peignait en grisaille, en couche mince, sur ce dessin, en donnant l'effet de lumière par le jeu des ombres et des reflets, puis, une fois cette première couche bien sèche, la recouvrait de glacis teintés, transparentes, donnant la coloration. Le tout formait une surface bien unie, comme une toile cirée. Puis les audacieux osèrent accentuer les lumières en leur donnant une épaisseur, ce procédé devint général, et de nouvelles techniques sont nées, peinture en pleine pâte, par touches séparées, avec ou sans ébauche préparatoire, les théories de Chevreul, les découvertes des physiciens créerent un mouvement d'où est sorti le pointillisme, avec la décomposition de chaque ton en tons primaires, comme celle de la lumière solaire par le prisme en spectre coloré. Des techniques nombreuses, des théories, des écoles ont vu le jour et il en naît constamment de nouvelles.


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18/05/2008
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