La galerie de Patricia GILLES peintre amateur

Jean-Honoré FRAGONARD

 BIOGRAPHIE DE FRAGONARD

    Jean-Honoré Fragonard, peintre français, naît le 5 avril 1732 à Grasse et décède le 22 août 1806 à Paris.

Considéré comme le peintre de la frivolité et du rococo, Jean-Honoré Fragonard a marqué son époque. Il montre très tôt de grandes dispositions artistiques. A 14 ans, il a déjà collaboré avec Jean Siméon Chardin et intègre l'atelier de Boucher. Quatre ans plus tard, il reçoit le Grand prix de Peinture et entre à l'Ecole royale des élèves protégés de Carle Van Loo. Il rejoint ensuite l'Académie de France à Rome où il se liera d'amitié avec l'abbé de Saint-Non qui deviendra son protecteur et principal commanditaire.

   Au début d'un séjour à Rome de quatre ans, Fragonard traverse une grave crise créatrice: "l'énergie de Michel-Ange m'effrayait, j'éprouvais un sentiment que je ne pouvais rendre. En voyant les beautés de Raphaël, j'étais ému jusqu'aux larmes et le crayon me tombait des mains". La crise surmontée, Fragonard demande à prolonger son séjour d'une quatrième année. Il met à profit cette année supplémentaire pour voyager, à Naples, Venise, Bologne...

 

 

Fragonard

Fragonard, L'Inspiration, 1769, Musée du Louvre (autoportrait de Jean-Honoré Fragonard).

Fragonard séjourne pendant l'été 1760 à Tivoli en compagnie de l'abbé de Saint-Non, amateur et érudit. Son séjour à Tivoli est particulièrement important, il favorise l'éveil d'une sensibilité devant le spectacle de la nature.Tout artiste séjournant à Rome n'aurait su manquer une visite à la villa d'Este et à ses fameux jardins construits au XVI° siècle. Ils sont alors négligés et mal entretenus. Fragonard y dessine abondamment. La beauté de ces jardins stimula puissamment la sensibilité de Fragonard. Le dessinateur soigne particulièrement les cadrages de ses compositions, cherchant par des points de vue spectaculaires à magnifier la nature. Dans ce lieu enchanteur, Fragonard trouva des sources d'inspiration pour au moins trois de ses tableaux dont "La Grande Cascade de Tivoli" (Louvre). Surtout, son exemple eut une immense influence sur toute une génération d'artistes.Selon l'usage au XVIII° siècle, les dessins appartenaient à celui qui prenait à sa charge les frais de séjour, l'abbé de Saint-Non en l'occurrence. Mais ce dernier les restitua probablement à l'artiste dés lors que ces feuilles, devenues fameuses, atteignirent des prix exceptionnels. C'est alors que Fragonard les vend à Pâris, à une date indéterminée.

De retour en France, Fragonard est accueilli comme un peintre confirmé. Il obtient la reconnaissance de la Cour, des commandes publiques et un atelier au Louvre. Peu à peu moins académique, son travail délaisse la narration historique pour des scènes galantes à tendance érotique. 'Les Hasards heureux de l'escarpolette' (1766) ou la série de panneaux décoratifs réalisée à la demande de la maîtresse de Louis XV, Madame du Barry, demeureront les témoignages majeurs de cette époque galante. Nommé conservateur du musée du Louvre, le peintre du 'Verrou' amasse une grande fortune grâce à ses toiles. La Révolution et le néoclassicisme lui feront néanmoins perdre ses commanditaires. Son trait vif, qui suggère plus qu'il ne précise, se 'démode' : il est le dernier peintre d'une époque sur le déclin. Thèmes religieux, mythologiques et historiques, allégories, grands paysages inspirés des peintres hollandais, l'oeuvre de Jean-Honoré Fragonard est loin de se résumer à son versant galant. Elle témoigne plutôt de l'évolution complexe de la peinture européenne au XVIIIe siècle.

 

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Fragonard, Tête de jeune fille avec bonnet, pierre noire, rehauts de craie blanche et de pastel © Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon

 

Les goûts ayant manifestement évolué, le peintre change de style et, en avance sur son temps, évolue vers le Romantisme. Avec l'arrivée de la Révolution Française, s'instaure un nouveau genre : le Néo-classicisme qui prône le retour à l'ordre et la vertu. Fragonard ne trouve alors plus sa place dans le panorama esthétique et se retire à Grasse, chez son cousin dont la villa fait aujourd'hui office de musée. Il meurt le 22 août 1806.

 


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